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Source Télégramme
Source Ouest France

Pays de Lorient.

Le kilt breton, une histoire de passionnés

Au Club Kilt du pays de Lorient (Morbihan), fondé en 2017, les 90 adhérents de l’association se rejoignent autour d’une même passion : le port de la grande tenue en tartan dont la tradition est née au XVIIIe siècle sur le territoire écossais. Au sein de la Bretagne, la tradition se crée petit à petit grâce aux amateurs.

Lors de l’assemblée générale du Club Kilt, le 15 janvier 2022, même si la plupart sont venus en habit ordinaire, une poignée de membres a saisi l’occasion pour revêtir la grande tenue faite à partir du tartan créé par l’association.

Certains le portent uniquement lors de fêtes traditionnelles, quand d’autres l’arborent toute l’année, chaque amoureux du kilt s’approprie librement la tradition écossaise.

Néanmoins au CLUB KILT de Lorient on traite la tradition avec respect : « Il ne s’agit pas de porter le kilt avec des tongs par exemple. Même si on peut le porter parfois de façon décontractée, on n’est pas dans une conception folklorique », témoigne Dominique Ferrand, président de l’association depuis juillet 2021.

Un vêtement qui se porte avec fierté

C’est un vêtement qui se porte avec fierté et c’est tout un art de le revêtir au complet entre la chemise, le gilet et la jacket, l’écharpe dite fly plaid et sa broche, le kilt et son épingle, la ceinture et la boucle, le sporan (petit sac en cuir ou fourrure), les chaussettes hautes et le laçage des chaussures…

« C’est un moment spécial et j’aime prendre mon temps quand je me prépare. Chaque détail compte et se positionne avec précision », explique le sexagénaire qui, depuis toujours, navigue dans des cercles de tradition bretonne à travers la danse, la musique ou aujourd’hui le costume.

Défendre une identité locale

La vocation du club est bel et bien la défense d’une identité locale à travers la promotion d’une grande tenue aux couleurs du pays de Lorient.

« Nous avons créé notre propre tartan, qui est le tissu traditionnel en laine à carreaux. Les couleurs ont été empruntées aux blasons de Port-Louis, Plœmeur, Hennebont et Lorient, avec au final trois tons de bleus, du rouge et du jaune », explique Dominique Ferrand.

Le motif a été déposé au « Scottish Register of Tartans » qui recense tous les tartans existants dans le monde. « On a réalisé notre dessin, puis à partir de là un tissage qui a été envoyé en Écosse pour validation. C’est un peu l’INPI des tartans, précise le passionné, qui s’est marié en grande tenue avec son épouse Catherine, actuelle trésorière du club. Il faut savoir que chaque famille, chaque groupe, peut créer son propre motif et le faire inscrire sur le registre. »

Entre 200 et 250 € pour un kilt du Club

Mais ce costume a un coût qui n’est pas anodin. Il faut compter entre 500 et 600 € pour un kilt dans les magasins spécialisés et 1 000,00 € de plus pour l’habit complet.

De son côté, le Club Kilt propose son propre kilt entre 200 et 250 € à ses adhérents, qui n’ont malheureusement pas eu beaucoup d’occasions de défiler avec depuis l’arrivée du Covid.

Dernièrement, les membres du club ont même préféré annuler la Burns Night, une grande fête en hommage au poète écossais Robert Burns, avec de la cornemuse et un repas autour d’une panse de brebis farcie (haggis). « Les conditions sanitaires sont trop contraignantes pour se rassembler en nombre, souligne Dominique Ferrand. On a néanmoins participé l’année passée à plusieurs défilés avec une belle mobilisation des membres du club à chaque fois. »

Contact : www.club-kilt.bzh ; contact@club-kilt.bzh ; tél. 06 87 73 35 78.